<p>Le Sénat a engagé début 2026 une mission d’information <i>« loi littoral, loi montagne : 40 ans après, quelle différenciation ? »</i>. Audités le 12 mai aux côtés de Réserves naturelles de France, des Parcs nationaux et des Parcs naturels régionaux de France, Florian GEFFROY et Didier OLIVRY, directeur et administrateur de Rivages de France, ont porté la voix des gestionnaires…</p>
<p style="font-weight: 400;">Ils ont ainsi présenté sommairement Rivages de France, les grands enjeux – changement climatique, fréquentation - et leurs conséquences pour nos adhérents. Ils ont fait valoir que, pour nous, gestionnaires des espaces naturels littoraux et lacustres, la loi littoral a porté <strong>une vision partagée</strong>, donnant aux visiteurs le sentiment que le littoral est protégé mais fragile. Elle a également conféré <strong>un statut aux espaces naturels</strong> et permis de mobiliser de nombreux outils réglementaires, contractuels, fonciers…</p>
<p style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, pratiquement 90 % des communes littorales ont un statut de protection de leurs espaces naturels, sur lequel s’appuie et s’engage leur gestion. Plutôt sobre, celle-ci mobilise essentiellement des moyens locaux (Taxe d’aménagement des départements, finances locales, ressources propres) qui, bien que contraints, permettent d’accueillir <strong>80 millions de visiteurs chaque année !</strong> C’est un des axes forts de notre association nationale de réunir régulièrement ses adhérents pour <strong>partager des solutions, prospecter des ressources financières complémentaires</strong> (Gemapi, Taxe de séjour, mécénat…).</p>
<p style="font-weight: 400;">Au sujet du changement climatique, le fait que 20 % du linéaire côtier soient protégés a <strong>créé une résilience naturelle</strong>, les collectivité s’engagent dans des stratégies de repli stratégique, des solutions fondées sur la nature. Il y a toujours une très forte pression, mais au final, la loi littoral aura permis de <strong>préserver des territoires exceptionnels</strong>. Il s’agit moins de la vider de sa substance que de la compléter en intégrant effectivement la problématique des submersions marines, afin de <strong>prendre en compte les risques naturels dans les politiques publiques</strong> d’aménagement, d’urbanisation du littoral…</p>