<p>Dans les orientations stratégiques de 2016 - 2021 du département de la Manche, figurait la volonté d’assurer <strong>la continuité du cheminement littoral manchois</strong>. Cette ambition reposait sur la volonté de répondre à un nouveau tourisme : le tourisme lent. Ce projet est unique tant dans sa méthodologie, son ampleur et sa réalisation : la gouvernance mise en place pour piloter ce projet, les travaux réalisés pour résoudre les points noirs (procédures SPPL), la coopération EPCI/DDTM pour l’entretien des sentiers…</p>
<h2>Au niveau départemental, une démarche partenariale dynamique :</h2>
<p>Le projet de continuité du cheminement littoral dans la Manche repose sur une<strong> coopération forte et structurée</strong> entre département de la Manche, la DDTM, les collectivités locales, le SyMEL, le Conservatoire du littoral, le Comité de randonnée pédestre ou encore des associations.</p>
<h3>VIDEO - Une table ronde pour valoriser ce modèle</h3>
<p>Concentrant les grands enjeux littoraux - changement climatique et fréquentation, le sentier du littoral était au cœur de la Table ronde sur la continuité du cheminement littoral manchois le 10 octobre dernier à Saint-Pierre-Église.</p>
<p>Lors de cette <a href="https://vimeo.com/893234945#_=_" target="_blank" rel="noopener">Table ronde</a>, notre association était représentée par Valérie NOUVEL <em>(vice-présidente du Département de la Manche, et de Rivages de France)</em>, et Florian GEFFROY <em>(directeur de Rivages de France)</em> ont ainsi pu : évoquer ce travail partenarial <em>(</em><a href="https://www.linkedin.com/company/conseil-departemental-de-la-manche/" target="_blank" rel="noopener"><em>Département de la Manche</em></a><em>, EPCI et communes, services de l’État, </em><a href="https://www.symel.fr/"><em>SYMEL</em></a><em>, </em><a href="https://www.conservatoire-du-littoral.fr/"><em>Conservatoire du littoral</em></a><em>, </em><a href="https://www.sdis50.fr/"><em>SDIS50</em></a><em>, </em><a href="http://www.rando50.fr/" target="_blank" rel="noopener"><em>comité départemental de la Randonnée pédestre de la Manche</em></a><em>, </em><a href="https://rivagesdefrance.org/"><em>Rivages de France</em></a><em> et </em><a href="https://pro.attitude-manche.fr/"><em>Attitude Manche</em></a><em>)</em> pour aboutir au final à résorber plus d’une centaine de points de discontinuité identifiés tout le long du littoral de la Manche !</p>
<h3>En vidéo, le retour d'expérience :</h3>
Focus sur le territoire du Havre de la Vanlée :
Une diversité de situations rencontrées
<p>Situé sur la côte ouest de la Manche, cette portion comporte toutes les difficultés que l’on peut rencontrer sur un sentier du littoral.</p>
<p>Un important <strong>travail collaboratif</strong> a été réalisé entre le département, 2 EPCI et 2 communes car le linéaire se trouve à cheval sur deux communes et est séparé par un cours d’eau, ce qui a amené à rétablir, modifier et suspendre la SPPL</p>
<p>Avant d’<strong>aboutir à l’arrêté préfectoral</strong>, un important travail en amont a été nécessaire afin :</p>
<ul>
<li>de répertorier parcelle par parcelle qui était propriétaire, les aménagements, la signalétique</li>
<li>de faire comprendre aux riverains ce qu’est la servitude de passage, le DPM, et ce que n’est pas le cadastre. Cela a impliqué 2 réunions publiques dans chacune des communes et de nombreuses rencontres dans le but de préparer au mieux l’enquête publique. L’enquêtrice n’a suggéré que 2 petites modifications.</li>
</ul>
3 difficultés rencontrées
<p>L'érosion côtière :</p>
<p><i>L’érosion est la plus emblématique des</i><i>problématiques rencontrées, certaines</i><i>parcelles n’existent plus et le recul du</i><i>trait de côte est très marqué à certains</i><i>endroits. Cette situation a conduit à la</i><i>suspension de la mise en place de la</i><i>SPPL, car il était inutile d’instaurer une</i><i>servitude sur un espace voué à</i><i>disparaître.</i><i>Une des alternatives prévues, a été de</i><i>passer plus en arrière, en empruntant</i><i>une ancienne charrière que la commune</i><i>souhaite renaturer.</i></p>
<p>Des secteurs où figurent des constructions anciennes, le passage par le DPM ou encore l’instauration d’une servitude était impossible. La seule option envisageable est d’emprunter une route départementale om des aménagements sont envisagés comme la mise en sens unique ou la réduction de la vitesse.</p>
<p><i>Dans certaines zones, l’accrétion a </i><i>soulevé des difficultés d’ordre juridique</i></p>
<p><i>et pédagogique : il a été délicat</i></p>
<p><i>d’expliquer aux riverains le statut du</i></p>
<p><i>DPM ainsi que son caractère inaliénable</i></p>
<p><i>et imprescriptible. Des visites sur place</i></p>
<p><i>ont été nécessaires.</i></p>
<p><i>L’érosion est la plus emblématique des</i><i>problématiques rencontrées, certaines</i><i>parcelles n’existent plus et le recul du</i><i>trait de côte est très marqué à certains</i><i>endroits. Cette situation a conduit à la</i><i>suspension de la mise en place de la</i><i>SPPL, car il était inutile d’instaurer une</i><i>servitude sur un espace voué à</i><i>disparaître.</i><i>Une des alternatives prévues, a été de</i><i>passer plus en arrière, en empruntant</i><i>une ancienne charrière que la commune</i><i>souhaite renaturer.</i></p>
Des conventions de gestion
<p>Une fois le tracé stabilisé, des conventions ont été signées avec les deux communautés de communes concernées.</p>